Nous rappelons à chacun que ces éditos appartiennent à Catherine Zarcate. Ces textes ne seront réellement publics qu’une fois édités. Nous cherchons un éditeur... En attendant, le partage, même d’extraits, sur réseaux sociaux est interdit. De même, ne pas les transmettre par internet à vos amis. Nous faisons confiance à nos lecteurs pour leur respect de la propriété intellectuelle. Merci de votre collaboration !

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Edito juin 2013

Poétique des Structures : l’oreille de pierre

" Le rocher, par l’écorce terrestre, structure la Terre. L’os structure l’homme. De même la structure d’un conte porte le fil du récit, son plan symbolique et les liens inexprimés entre les deux qui, telles des résonances, font œuvrer le conte dans la psyché humaine.
Un conte bien construit possède une unité qui m’a toujours semblé être celle d’une goutte d’eau : un monde en soi, entier, autonome et stable. Quand on écoute un tel conte, n’éprouve-t-on pas un sentiment profond de complétude, de rondeur ; une satisfaction, voire une jubilation à voir que tout est si bien « bouclé », et que même dans les résonances profondes, la cohérence se poursuit, solide, inépuisable, comme nous ouvrant les portes infinies d’un ADN de la psyché ?
Le genre Conte tient de l’architecture et les conteurs sont des bâtisseurs de rêves ; à moins qu’ils ne fassent que révéler, désensabler nos mémoires ?
Il y a de l’ingénieur, aussi, dans le conteur : il sait qu’une erreur, un détail qui manque, et tout s’effondre. C’est son art, d’écouter cette structure qui œuvre. Et c’est cette écoute qui donne au récit puissance, profondeur et beauté, toutes qualités issues de l’équilibre.
Le conteur qui écoute développe « l’oreille de pierre », si je puis dire. Il écoute son conte avec la finesse du carrier qui écoute le granit changer de son quand il va céder. L’écorce terrestre aussi écoute, telle une immense oreille tournée vers les étoiles. Elle écoute les mémoires sidérales qui viennent la percuter. Tout est musique. " CZ

STAGE D’ETE
Les Vosges en juillet prochain

- " Contes et Nature : la "nature" humaine "
du 08 au 12 juillet 2013, dans les Vosges :
niveau au delà de intermédiaire.

« Tels BACHELARD se promenant dans la littérature, nous interrogerons, quant à nous, directement la nature pour forger nos propres références, appuyées sur notre sensibilité » (lire la suite)
Renseignements et inscriptions : info@catherine-zarcate.com

- Ce stage est confirmé !
- Il reste encore quelques places : inscrivez-vous dès à présent :
info@catherine-zarcate.com

J’AIME
Ce que tout le monde sait que je ne sais pas

J’ai adoré ce livre de Elena Janvier qui vient de sortir :
" Ce que tout le monde sait et que je ne sais pas " ; chez Arléa.

Ce petit livre ne parle pas de contes - quoi qu’on y rencontre un instant Nasrédine ! -, mais c’est une découverte heureuse :). C’est tout à fait un livre à offrir à des amis. C’est fin, drôle et profond à la fois, et le plus étonnant, cela donne irrésistiblement envie de faire comme elle : répertorier avec humour et poésie ce qu’on sait, d’où on le sait, comment on a appris les choses les plus hétéroclites, familières ou importantes de la vie. Un peu comme les " je me souviens " de Pérec... Très bien écrit. Un exemple tiré au hasard : " j’ai appris comment échapper à un ours furieux dans le Manuel des Castors Juniors "...

JE RECOMMANDE
Le conteur Fred Leblanc

Spectacle « Tant qu’il marchera dans nos rêves ».
Extrait de vidéo : www.youtube.com

Fred conte les contes amérindiens, la sagesse des Energies du Nord, avec les qualités majeures d’humilité, de respect et de sensibilité. Calme et plein humour, avec un sérieux plus que professionnel dans ses recherches, Fred vibre réellement avec cette sagesse du froid, ce rire du feu intérieur qui s’éveille aux premières neiges. Libre de ses outils, du bol tibétain à la plume, il rend sur scène le rythme profond de ces contes, dont la lumière émerge à nouveau dans notre monde, grâce à lui.

A LIRE
La Transmission

LA TRANSMISSION, par Catherine Zarcate.
Texte écrit pour les 10 ans du CMLO, Rencontres, les 18 et 19 septembre 2004. Puis traduit en espagnol et anglais et publié dans la revue Ooahoo ! par l’Institut d’Etudes des Baléares, 06).

A travers le conte, nous vivons une question spécifique. Les autres arts ont une page blanche, une toile vierge. Dans notre art, la difficulté est d’harmoniser ce qu’on reçoit et ce qui résonne en nous à cela. Nous avons affaire à la transmission.
On sait tous qu’une tradition peut opprimer. Elle peut aussi nourrir. Nous pensons moins souvent que nous pouvons la nourrir à notre tour. Ce sont des questions profondes. La place de l’humain dans la chaîne des hommes ; la place de l’individu dans la société ; la place de la vie, du mouvement, de ce qui meurt, se modifie, se rénove, dans le cadre d’une tradition.

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