Presse-Radio - Portail du Conte et des Arts de la Parole.

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  Pas d’articles d’annonce, uniquement critiques et interviews

   

A) PAR TYPE DE PRESSE :

PRESSE PAPIER RÉGIONALE :

« l’Indépendant » (14/02/1999, 23/08/2000, 18/05/2002, 20/01/2004, 23/02/, 28/03/2005, 24/09/2007, 13/10/2008, 7/01/2014, 9/04/2016)

« La Croix du Midi » (20/12/2001),

« La Dépêche » (7/12/2003, édition Aveyron 2/3/2017)

La Provence, éd Vaucluse, mardi 24 mai 2016.

« le Dauphiné libéré » (10/11/2005),

"Le Courrier de Céret" n°1664, 13 décembre 2010, n°1870, 24 novembre 2014, 25/01/2016, 12/12/2016

« Le Travailleur catalan » (08/2000, 23-29/10/2009, 13-19/11/2009, 15-21/07/2011, 17-23/03/2012, 15-21/03/2013, 5-11/04/2013, 31-10-2014, 10/09/2015, 18/12/2015, 18/11/2016

« Les Dernières Nouvelles d’Alsace », édition de Saverne, 22 avril 2015

« Midi Libre » (2/12/2002),

« la Licorne d’Hannibal » n°12, avril 2006, p 30-50

Apt Amitié », été 2016, n°383, p 6

"Terres Catalanes : Pyrénées Roussillon Méditerranée" n°63, printemps 2011, n°66, Décembre 2011 (in dossier : "Conteur un métier qui fait rêver / Pierre Mérimée ; n°83, mars 2016, compte rendu de livre)

Terres Catalanes, déc 2012, art à télécharger {PDF}

PRESSE PAPIER NATIONALE ET INTERNATIONALE :

« L’ Éducation musicale », avril 2001 n°480, n°26, février 2009, Septembre 2010

« La Lettre du musicien », avril 2001 n°251 ;

« Harmoniques : le magazine international des bois, cuivres et percussions », n°28, printemps 2005 ;

« Monticule musique », n°4, juin 2007 et n°9, janvier 2009.

« ResMusica » quotidien internet du 2 juillet 2007 ;

« Guitare classique », n°45, mai-juillet 2009 ;

« l’Humanité-Les Lettres françaises », samedi 3 octobre 2009 les lettres francaises : Platero y yo, par Claude Glayman

« Trad Magazine », n°129, janvier/février 2010

« Les Langues néo-latines » : publication trimestrielle, Association des professeurs d’espagnol, d’italien, de portugais et d’autres langues romanes, n°354, septembre 2010

"Rezo : le Mag des francophones d’Espagne" n°3, mars/avril 2011

- La Vanguardia Liberal. Bucaramanga (Colombia), Jueves 06 de Octubre de 2011 Entretien "La Vanguardia Liberal" : "La energía viene del público"

- Culturae : magazine cultural Girona - Roussillon, catalan, français, espagnol, n°6 avril 2016

RADIO :

MP3Pour écouter l’enregistrement RFI espagnol, interview le 06 avril 2011, cliquer ci-dessus.

MP3

- Radio Grenouille : Radio grenouille 888 , suite à la diffusion radiophonique de "Daoumi" le 30 avril 2010, une écoute intégrale est possible à partir du nénuphar "Ecoute à la carte" : Radio grenouille 88.8 fm

PRESSE INTERNET :

- classictoulouse.com Concerts-CD-Entretiens : Platero y Yo

- ResMusica.com : quotidien de la musique classique, 2 juilet 2007.
Daoumi : commemoration-a-la-facon-acousmatique

- LeBlogculturel66dYL

article de Christian Sournia, le 21 août 2011, sur "Le BlogCulture66d’YL" : "Clément Riot et les Aurochs"

article d’Yvette Lucas, le 12/03/2013, sur "Le BlogCulture66d’YL" : "Clément Riot au Théâtre de la rencontre"

article d’Yvette Lucas, le 27/10/2014, sur "Le BlogCulture66d’YL" : "L’art du conte : Clément Riot : Les contes de 14-18 de mémère Germaine. Avec l’accordéon de Jean-Paul Sire

article d’Yvette Lucas, le 14/12/2015, sur "Le BlogCulture66d’YL" : "Le grand parler Aurochs : le retour au mythe"

B) CRITIQUES DE PRESSE PAR Spectacle :

- PAR Spectacle : CONTEUR SEUL

« Chemineau... chemine...", conteur seul :

PDF Clément Riot au Théâtre de la Rencontre
Une voix, une présence, des histoires en boucle
« Chemineau chemine … » de et par Clément Riot

En ce moment, on célèbre les Journées du Conte. Occasion pour le conteur Clément Riot de proposer au Théâtre de la Rencontre Saint-Martin « Chemineau chemine… le chemin se fait en marchant. »
Maître en mots, mais aussi en musiques, sons et manipulations d’objets, Clément Riot a coutume de marier sa voix avec de multiples compléments, de lui proposer des répliques sonores et instrumentales, inventant un dialogue fantasmatique. Cette fois c’est le conteur seul qui nous emmène sur son chemin. Pour seul complément, quatre tabourets rouges et une bougie. « il était une fois trois hommes qui voyageaient de concert. Pour se tenir compagnie ils se racontèrent des histoires »… D’emblée un univers familier : que font les êtres humains en groupe et désœuvrés ? Ils se racontent des histoires. Un peu de merveilleux ne messied point. Un vrai conteur fait dans l’intemporel. Le cœur du sujet sera l’amour, bien évidemment. Qui dit amour dit conquête. Et l’on débute par l’histoire de la fille du roi devenue muette. Pour voler ensuite de mystère en mystère. Et de conteur en conteur. Chaque histoire en fait surgir d’autres, le conteur devient mille conteurs, chacun faisant feu de son propre bois : son métier, ses outils, ses rêves. Ainsi le décor fictif s’actualise : le morceau de bois sculpté devient belle jeune fille que le tailleur habille et que l’orfèvre couvre de bijoux, jusqu’à ce que le magicien lui insuffle la vie. La vie, en somme-nous loin dans les contes ? « Où commencent les histoires, où commence la vie ? » questionne Clément Riot. Quand des copains se racontent des histoires, ils évoquent leur travail, leur vie, leurs souvenirs. Chemin parlant, ils dérapent dans l’imaginaire, le fantastique, l’invention. Certes dans chaque groupe, il y a « le » conteur. Celui que les autres préfèrent écouter. Sur scène, au coin du feu, dans un coin de campagne, il y a les conteurs. Tous différents. Aucun ne vous raconte de la même façon la même histoire. Aucun n’agence son récit comme le voisin. Avec Clément Riot, c’est une diction pure, des gestes évocateurs, une présence lumineuse, des promenades vers l’infini, avec un sourire amusé en permanence au coin des lèvres. Et toujours le merveilleux qui passe en vous frôlant. Avec ou sans accessoires. Y.L. Le Travailleur Catalan, n°3498, 15-21 mars 2013

« Arbres voyageurs... Hommes enracinés...", conteur seul :

PDF Conte. Histoires d’arbres et autres choses :
C’était le dimanche 24 mars après-midi, dans le cadre agréable de la Maison de la Catalanité, un rendez- vous non moins agréable avec l’univers du conte. Sur scène, Clément Riot, décidément bien dans son élé- ment . Demi-sourire, ton décalé, juste ce qu’il faut pour ne pas se prendre trop au sérieux, diction d’une belle fluidité. Le propos ? « Arbres voyageurs, hommes déra- cinés » autant dire la poésie du paradoxe, le charme de l’imaginaire. L’auditoire aura été comblé, avec un roi ser- pent passablement macho, une jeune femme fine mou- che mais hélas pas assez, des secrets difficiles à garder, d’anciennes légendes revisitées...On ne sait qu’elle est la part de textes existants et celle de l’imagination fer- tile du conteur, mais peu importe, Clément Riot captive, amuse, surprend, fait retrouver les émerveillements de l’enfance. N.G. Le Travailleur Catalan, n°3501, 5-11 avril 2013.

« Histoires de peau, de chair et d’os Ou on ne peut pas tout avoir...", conteur seul :

JPEG « Histoires d’os, de chair et de peau » à la médiathèque d’Argreles/Mer
Demain, à 15,h, le conteur Clément Riot sera de passage à la médiathèque et interprétera son conte « Histoires d’os, de chair et de peau ». Une adaptation de mythes du monde prônant le respect de la nature.

Clément Riot est conteur professionnel depuis un peu plus d’une quinzaine d’années. Mais. Sa vocation remonte à .bien plus loin. « J’ai commencé à conter très jeune, à l’âge de 20 ans, se souvient-il. Mais j’ai ensuite dû arrêter pour diverses raisons et devenir bibliothécaire ».
Malgré tout, ce parisien d’origine, qui crée également des Spectacles où paroles et musique s’entremêlent, a toujours gardé au fond de lui la passion des contes : « C’est un univers infini, s’enthousiasme-t-il. Les contes parlent à tout le monde. Ils touchent aussi bien à l’inconscient,
.qu’à l’histoire ou à la culture ». Le répertoire de Clément Riot est décidément très vaste.
Il s’étend des contes traditionnels aux créations originales. « J’aime notamment beaucoup les contes comme les 1001 nuits, où les histoires s’imbriquent comme des poupées russes » confie-t-il.

• Un contrat avec la nature
Et justement, c’est à ce genre de conte que Clément Riot donnera vie demain, à partir de 15h, à la médiathèque. Accessible aussi bien aux enfants qu’aux adultes, Histoires d’os, de chair et de peau se déroule dans une « préhistoire imaginaire ». Il relate l’aventure de chasseurs qui passent un contrat avec la nature pour obtenir du gibier à l’infini. Mais, à l’intérieur de ce récit cadre, les chasseurs en question, qui finissent par rompre le contrat par cupidité, se racontent eux aussi des histoires. Comme celle d’un arbre auquel on enlève tous ses fruits. Ou encore celle d’un mystérieux contrat passé à l’origine des temps entre la Terre et l’Homme.
Une création originale ? En grande partie. Mais Clément Riot préfère parler d’ « adaptation » : « Je me suis inspiré de contes et de mythes du monde qui appellent au respect de la nature, explique-t-il. La morale de l’histoire, c’est qu’on ne peut pas tout avoir, tout prendre, tout consommer ».
Un conte qui puise son inspiration dans une tradition séculaire. Mais qui n’en fait pas moins fortement écho à la situation actuelle. Arnaud Andreu (L’Indépendant mardi 7 janvier 2014.
Affiche Abrapalabra 2011 - La Vanguardia Liberal. Bucaramanga (Colombia)
Jueves 06 de Octubre de 2011 - 12:01 AM
La energía viene del público

Entretien "La Vanguardia Liberal" : "La energía viene del público"

Parecía inquieto en los minutos previos a su presentación en el Teatro Corfescu, y me pidió que lo esperara. Cuando volvió al camerino, venía iluminado, excitado, con los ojos muy abiertos y expresivos, y me abordó para que habláramos.
Cuentero y compositor de música electroacústica, Clement Riot realiza su trabajo en francés y en español.
Fue premiado en 2005 por la fundación ‘Robert et Marcelle Lacour’ con el programa ‘Des mots et des orgues’ (Palabras y órganos). Como compositor de música electroacústica, ha publicado el CD ‘Daoumi : epopeya acusmatica en 4 episodios…’ ; como narrador, doble CD ‘Platero y yo : elegía andaluza para narrador y guitarra’ ; entre otros.
Ha participado en festivales, tanto musicales como de narración, en Francia y el resto de Europa, como “Aujourd’hui Musiques” (Perpignan), Syntax, Futura (Festival internacional de música acusmática, Crest), “De Bouche à Oreille – de Boca en Boca” (Casa de América Latina, Strasbourg) y “Visages de la Méditerranée (Palau-del-Vidre).
Clement habló con Vanguardia Liberal sobre su experiencia en Abrapalabra.

Preguntas y respuestas

¿Cómo termina una función ? “Nervioso, nada ; en cambio, sí, muy cargado de energía positiva. Estoy nervioso y cansado, pero antes de la presentación, porque en el escenario hay mucha energía, que se nutre con el público, así que uno termina recargado y animado”.
]Habla muy bien nuestro idioma, pero es un español peninsular… “He vivido en Barcelona, y estoy a menudo allí, porque vivo a treinta kilómetros, en Perpignan, pero viajo seguido a España, y también cuento allí”.
¿De dónde le surge la idea de contar cuentos ? “De mi abuela, que me contaba cuentos ; pero yo empecé muy joven, tal vez a los veinte años, y por dificultades de la vida, lo dejé, y volví a hacerlo hace unos quince años ; mientras tanto, me dediqué a hacer otras cosas… hasta fui bibliotecario musical. Aparte de cuenta cuentos, soy compositor de música electroacústica, y estoy trabajando en un proyecto que mezcla los cuentos y la música”.

¿Qué dice el público ? “Tuve muchas opiniones positivas, no que tengan que ver con mi ego, sino referidas a la forma de presentar mi trabajo, a mi actuación, a mis historias, que, a pesar de sentirse conmovidos y emocionados por lo fuerte de los contenidos, les gustó”.
¿Por qué escoge la temática de la naturaleza ? “Me gusta, y tengo una propuesta que dura mucho más, pero no puedo extenderme mucho porque somos varios artistas. Me gusta la relación mística entre hombres y árboles. No conocía Bucaramanga, aunque Colombia sí, y cuando supe lo de ‘Ciudad de los Parques’, y la conocí, primero por Internet, y después llegué y vi la importancia que tiene la naturaleza en esta ciudad, vi que coincide con uno de mis repertorios, con una de mis preocupaciones. Pero traje también uno que es ‘Caminante no hay camino’, un guiño de homenaje a Machado, un tipo de historias de caminantes, cuya forma es un homenaje a Borges, porque toca las formas de sus libros”.

Usted sabe que en Latinoamérica el índice de lectura es muy bajo, y en Colombia, mucho más. ¿Considera que la narración oral es una manera de inducir a la gente a la lectura ? “Yo creo que sí. Para los jóvenes, se puede narrar en español, pero también en francés, y eso ayuda mucho, no solo al conocimiento de los idiomas, sino que despierta el entusiasmo por las historias para que la gente profundice en ellas y, por lo mismo, se acerque a los libros”. Publicada por PUNO ARDILA AMAYA

"Le grand parler Aurochs ou l’épopée de la Constellation du Taureau" : le livre, et récit en conteur seul

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Le Grand Parler Aurochs ou l'épopée de la constellation du Taureau {JPEG} “Le Grand-Parler du peuple Aurochs Ou L’épopée de la Constellation du Taureau = La palabra maravillosa del pueblo Uro O la epopeya de la constelación del Tauro”  : Clément Riot, édition bilingue français/espagnol avec des illustrations originales du peintre Balbino Giner (1935-2012) Balbino Giner. Editions Delatour France, 2015, 72p, ISBN 978-2-7521-0263-8. 14 euros Editions-delatour
article d’Yvette Lucas, le 14/12/2015, sur "Le BlogCulture66d’YL" : "Le grand parler Aurochs : le retour au mythe"
Critique "Le Grand parler Aurochs" {PDF} Le grand parler Aurochs : retour au mythe
Clément Riot publie en édition bilingue, français - espagnol, son conte fétiche : Le grand parler Aurochs ou l’épopée de la constellation du Taureau.

Il est des textes sur lesquels on hésite à écrire. Celui de Clément Riot « Le grand parler Aurochs » en est un. Difficile de trouver les mots pour évoquer ce texte somptueusement évocateur, poème en prose au rythme musical, foisonnant de détails aux multiples échos. Clément Riot est conteur et créateur acousmatique. Son conte Le grand parler du peuple Aurochs ou l’épopée de la Constellation du Taureau a été créé, en forme d’oratorio profane, pour un narrateur (Clément Riot lui-même) et une cobla, (musique de Roland Besson), au festival Aujourd’hui musiques, en novembre 2009. Il a été repris, dit par Clément Riot accompagné à l’accordéon par Virgile Goller, en 2011, au festival Visage de la méditerranée à Palau-del-Vidre. En voici le texte, publié en version bilingue, français et espagnol, avec des illustrations du peintre défunt Balbino Giner, qui en avait partagé le projet avec le conteur.

L’Aurochs, un mythe universel

Espèce disparue mais dont il existe de multiples ramifications, l’aurochs est un magnifique sujet de contes. Sans textes contant son histoire, mais présent dans l’art pariétal, c’est un sujet infini de légendes et de mythes qui ne peut qu’inspirer le poète. Des grottes de Lascaux au Taureau, Constellation du Zodiaque, il surgit hors de terre pour vibrer dans l’éther, visitant au passage les mythologies antiques et s’ancrant solidement dans la terre ibérique pour de nouvelles formes de sacrifice. « Mythe apocryphe, reconstitué, recomposé, réinventé, et pourtant véritable », prévient l’auteur. La route est tracée. Au lecteur de se laisser porter, à travers mythes et sacrifices, des travaux d’Hercule et du Minotaure à Spartakus, l’esclave dont la révolte contre Rome illustre les terribles défis de l’Histoire, de la valeur symbolique des cornes d’Aurochs, cornes d’abondance ou de combat, à l’Aurochs sacré, promis aux grands sacrifices, ou aux aurochs roturiers devenus chair à banquets. Pour aboutir, au terme d’un épisode que l’on taira ici, au combat singulier contemporain, Ibérie oblige, celui du toro dans l’arène. Tout ceci scandé, pour porter loin les résonances, par la parole rituelle « Mais ceci est une autre histoire ». Une histoire à lire, à dire, à transmettre. Et pourquoi pas, imagé par les tableaux authentiques de Balbino Giner, un agréable livre d’étrennes ?
Yvette Lucas « Le Travailleur catalan », n°3626, 18-24 décembre 2015

Clément Riot. Le grand parler aurochs ou l’épopée de la Constellation du Taureau – La palabra luminosa de los Uros o la epopeya de la Constelación del Tauro. Avec des peintures originales de / Con pinturas originales de Balbino Giner. 70 pages. Ed. Delatour France 2015. 14 €.
Photo de couverture Toromagie de Balbino Giner.
Critique "Le Grand parler Aurochs" {PDF} Taureaux : une réelle inspiration
En hommage aux taureaux d’aujourd’hui, le conteur Clément Riot a écrit
« Le grand parler Aurochs ».

« L’aurochs est au taureau ce que le dinosaure est à l’éléphant. » annonce Clément Riot, conteur et compositeur acousmatique. Son livre Le grand parler Aurochs ou l’épopée de la
Constellation du Taureau est un mythe, un hommage à cet animal puissant, beau et combattant. Une histoire qui touche petits et grands puisqu’« on peut ’ y croire ». Clément Riot propose, à partir des éléments connus par les légendes, des conséquences de la destinée de ce sublime animal prêt à combattre pour se soulever contre la soumission. Ainsi, ce sont des réponses sur les débuts de la vie et des légendes berçants notre enfance.
Un livre fraîchement méditerranéen qui laisse paraître un clin d’oeil à la corrida
• En français et espagnol
Le livre, adapté en français et en espagnol, renforce l’hommage fait au taureau au-delà de la frontière. C’est tout un symbole espagnol qui est perçu, renforcé par les illustrations de Balbino Giner (artiste français). Cette double traduction élargit le public visé notamment auprès des établissements scolaires qui, grâce aux références du livre, vont retracer des histoires ancestrales, mythes, fables et autres inspirations antiques de tous lieux et de tout temps. La curiosité est aiguisée, l’histoire redécouverte, du Minotaure à Hercule, de Zeus à Poséidon et autres dieux qui ne cessent d’intriguer.
L’écriture simple et orale de Clément Riot entraîne dans un univers lointain entre invention et fait mythique, la délimitation est quasi imperceptible. Un livre écrit pour être conté, écouté, imaginé avec de multiples interprétations selon la vision de chacun.
Un moment pour divaguer dans la galaxie où certains phénomènes sont à peine imaginables. Les douze constellations scintillantes nous content mille et une histoires, aujourd’hui c’était celle du taureau. (Célia Chabaudie, L’Indépendant, Samedi 9 avril 2016)
Critique "Le Grand parler Aurochs" {PDF} Des mythes anciens à un mythe nouveau autour des taureaux et de leurs ancêtres :
« LE GRAND PARLER AUROCHS » de Clément Riot

A partir des mythes millénaires revisités par lui et enrichis d’une nouvelle strate de son invention, CLÉMENT RIOT, qui a vécu une dizaine d ’années à Céret, écrivain et conteur avait écrit un très beau texte, alors réservé uniquement à la scène « LE GRAND PARLER AUROCHS ».
L’auteur s’était alors mué en récitant de cette geste épique relatant les avatars du peuple taureau depuis ses origines. Et il s’est ainsi produit en divers lieux, dont le Conservatoire de Perpignan, accompagné soit de la « Cobla Mil.lenaria », soit d’un accordéoniste ou encore en solo.
Clément Riot reste en effet persuadé que l’oralité est le meilleur vecteur de la transmission des mythes et légendes qui, comme il aime à le rappeler « ont besoin de bouches et d’oreilles pour vivre ».
Néanmoins, il sait aussi que la personnalité et le style du narrateur se fixent dans la trace écrite, d’où la récente parution, en novembre 2015, « DU GRAND PARLER AUROCHS » en librairie, dans une double version français - castillan.
« J’ai voulu, a explicité Clément Riot, élaborer un mythe apocryphe, dans le prolongement des légendes et croyances antiques rattachées au taureau, les aurochs des temps préhistoriques. Mon fonctionnement a été voisin de celui de l’archéologue, qui reconstitue un vase à partir de fragments, qui fait parler un site à partir d’éléments épars qu’il va ensuite croiser. Moi, j’ai cherché à tisser une histoire commune au peuple taureau, en plongeant d’abord aux sources antiques, là ou cet animal est omniprésent dans les mythes et pratiques religieuses : le Minotaure, tapi dans son labyrinthe en Crête, Zeus séduisant Europe sous la forme d’un taureau blanc, Apis, vénéré en Egypte comme réincarnation d’Osiris, Mithra, le dieu persan, à qui l’on offrait du sang de bovidé...
Et précisément ce qui unit toutes ces histoires de taureau, c’est qu’elles convergent toutes vers une même destinée tragique. La chair goûteuse de ces animaux est, pour les dieux, un tel régal qu’il leur en faut toujours plus et l’homme se doit de satisfaire les divinités. D’où le nombre croissant de sacrifices ».
Comment les taureaux vont-ils prendre conscience de ce destin fatal que les voue à l’holocauste ? Comment vont-ils conduire leur révolte ?
C’est justement ce que Clément Riot a imaginé dans son mythe apocryphe. Sachez simplement que l’issue ne sera pas la même pour les trois clans issus des aurochs : bœufs, bisons, toros de combat, ces derniers s’en tirant avec plus de panache que les autres ...
A vous de découvrir la saga des taureaux dans ce récit qui se lit d’une traite et ravira aussi les hispanophones dans sa version en castillan.
Vous savourerez, dans les deux cas, la verve de conteur de Clément Riot, son érudition, mais surtout sa plume alerte et poétique, son lyrisme sans la moindre mièvrerie, son humour.
A vous d’apprécier la dimension de parabole du « Grand Parler ». L’histoire des taureaux s’applique à nous autres, hommes : rien n’est pire que la résignation à l’oppression même si, comme le souligne l’auteur, « la révolte et la soif de liberté ont un prix ».
Ce mythe apocryphe fonctionne comme un vrai.

« LE GRAND PARLER AUROCHS OU L’ÉPOPÉE DE LA CONSTELLATION DU TAUREAU / LA PALABRA LUMINOSA DE LOS UROS » par Clément Riot, éditions Delatour- France 2015 , 70 pages, prix 14 euros. L’ouvrage est illustré de reproductions de toiles et dessins de Balbino Giner (mort à Perpignan en 2012, ami de l’auteur), et ce sont soit des oeuvres originales, soit des tableaux de l’exposition Toromagie. « Le Courrier de Céret », n°1931, Lundi 25 janvier 2016 (Françoise Mazet-Sitger)
Clément Riot a pris le taureau par les cornes.
Vendredi dernier au local de Memoria andando Clément Riot a présenté le conte « Le Grand parler du Peuple Aurochs ». Au-delà des mythes, légendes et contes sur ces magnifiques animaux admirés des dieux mais de plus en plus immolés et sacrifiés, le deuxième volet du conte ouvrait la parabole sur des interprétations beaucoup plus contemporaines et la révolte des aurochs contre les puissants « décideurs » laissait le champ libre à plusieurs niveaux d’interprétation largement commentés pendant le débat qui a suivi. A l’évidence le public, par son écoute très concentrée puis ses nombreuses interventions a beaucoup apprécié ce texte très bien écrit et magnifiquement interprété. (La Dépêche du Midi, édition Aveyron, jeudi 2 mars 2017)

"Petites histoires de Narcissisme en Abécédaire"

Critique "Abécédaire du Narcissisme" {PDF} En jouant sur les mots
Conteur. Dans le cadre de l’exposition Narcisse, Clément
Riot invite à réfléchir sur l’art dans la société
 :
C’est une manière originale d’appréhender une exposition, tirer au sort des lettres, lesquelles suggèrent des mots, lesquels entraînent des réflexions. Clément Riot, conteur, en a fait la matière d’une prestation intitulée Petites histoires du narcissisme en abécédaire . Il l’a donnée, par deux fois, dans le Centre d’art contemporain Walter Benjamin, la deuxième ayant lieu samedi dernier. Narcisse, autoportrait, miroir ... le thème de l’exposition est inépuisable, plutôt qu’une démonstration, Clément Riot table sur le hasard, il suffira de tirer des fils. Les spectateurs sont ainsi invités à proposer une lettre, et c’est parti. 0 comme orgueil, B comme beauté, ou laideur, son pendant, F comme fonction (de l’art), V comme variations ... Chaque choix donnant au conteur l’occasion de raconter une belle histoire, une légende, ou de reprendre quelque texte de son panthéon personnel. En tête, ceux de l’écrivain uruguayen récemment disparu Éduardo Galeano, formidable prosateur, intellectuel engagé. S’en suit un joyeux mélange de contes, mettant souvent en scène quelque artiste face à un empereur chinois, de fables et paraboles, de textes avec chute, de pensées pertinentes, sans oublier le clin d’œil à Visa. C’est pétri de drôlerie et d’intelligence, après ça on portera forcément un regard différent sur l’exposition. Exposition visible jusqu’au 27 septembre. N.G. Le Travailleur Catalan, n°3611, 04-10 septembre 2015.

- PAR Spectacle : CONTE et ACOUSMATIQUE

« L’échiquier des séductions : joute sonore et verbale pour un conteur et 8 haut-parleurs » :

Critique Echiquier des Séductions, Le Travailleur catalan n°3453, 16 mars 2012, à télécharger {PDF} « L’échiquier des séductions : joute sonore et verbale pour un conteur et 8 haut-parleurs » :

« L’échiquier des séductions » de et par Clément Riot
Un Opéra de chambre pour un public séduit

Conteur et compositeur de musique acousmatique, Clément Riot ne cesse d’explorer l’univers des mots et des mille et une façons de les mettre en parole. Sa dernière création, « l’Echiquier des séductions » (le 9 mars à l’auditorium du Conservatoire de Perpignan), offre une osmose particulièrement réussie entre ces deux sources d’inspiration. Seul en scène, dans un décor de hautes pièces d’échiquier transparentes, avec huit haut-parleurs disséminés dans la salle, il se livre à une joute oratoire mettant en scène deux personnages familiers des contes traditionnels : le souverain et la belle. Le défi, toujours selon la tradition, résoudre une énigme ou mourir. Bien entendu, pour la Belle, gagner signifie aussi épouser le souverain. L’originalité de l’histoire est que ces deux personnages sont maîtres en parole. Et Clément Riot, maître des mots et de la création musicale. C’est donc une joute amoureuse sonore et verbale que nous sommes invités à écouter. Côté parole c’est un jeu incessant autour des mots : énigmes, jeux de mots, évocation de contes fantastiques comme celui du serpent qui détient la parole obscure (à ne jamais dévoiler sous peine de mort), métaphores, détours verbaux qui tiennent l’adversaire en haleine, tout ceci en forme de défis multipliés, de proximité et d’évitements et d’un incessant jeu avec la mort, condition ultime de la beauté des contes… Ceci soutenu, harmonisé, avec une bande-son remarquablement travaillée où se mêlent en un subtil équilibre des enregistrements de musique instrumentale et des créations numériques. C’est dans cette délicate répartition des rôles entre le conteur et la musique qu’on reconnaît l’art de Clément Riot : tantôt les deux éléments jouent ensemble, tantôt prenant le relais du foisonnement des mots la musique se déploie seule, intimement accordée à la trêve ainsi créée. Le récit du conteur solitaire, à la voix si justement mesurée, est ponctué du déplacement des pièces de l’échiquier dont la transparence colorée fait naître des jeux de lumière habilement déployés par l’intervention de Guy Jacquet, qui a aussi assuré la direction scénique. Il convient pour conclure de rendre hommage au travail du Groupe des Musiques Vivantes de Lyon (GMVL) qui a aidé à la spatialisation du son, de remercier la ville d’Alenya qui a mis la salle Antonio Machado à disposition pour cette création et le Conservatoire de Perpignan qui l’accueillait dans le cadre de sa saison pédagogique.
Yvette Lucas (Le Travailleur Catalan, n°, 17-23 mars 2012.

- PAR Spectacle : DUO CONTEUR ET UN MUSICIEN

« Les contes de 14-18 de mémère Germaine", conteur et accordéon :

PDF Les Contes de mémère Germaine
14-18.
Clément Riot mêle grande et petite histoire dans un conte unissant les générations.
Le conte ne s’adresse pas qu’aux enfants. Les contes de 14-18 de mémère Germaine dont Clément Riot a inauguré le récit samedi 25 octobre à Argelès concernent plutôt les adultes.
Non parce que 14-18 évoque une guerre terrible, mais surtout parce que l’art singulier de Clément Riot est teinté d’une extraordinaire érudition et très subtilement complexe. Habituellement l’imaginaire de ce créateur conteur s’envole dans des contrées fantastiques où son inventivité se déploie sans limites. Il aborde ici des récits qui s’enracinent dans un terreau fait de mort et de glaise au réalisme terrifiant. Sans pour autant brider l’imagination.
Mémère Germaine raconte cinq histoires pour les cinq années de la guerre. Le conteur nous prévient cependant : « Elles n’ont à l’origine rien à voir avec une quelconque actualité commémorative et ne correspondent à aucune intention de célébration, commande ou prévision de marché. » Simplement, la découverte carte postale adressée par Mémère Germaine à grand-père Georges a réveillé des souvenirs. Souvenirs où se mêlent la petite histoire individuelle et la grande
Histoire collective. L’art consommé de l’auteur-conteur revivifie ces récits enfouis, y mettant sa patte, son talent, sa vivacité et la distance imprimée par le temps et la mémoire. On commence par le loup, le scorpion et le crocodile, faisant ainsi un clin d’oeil à la tradition du conte qui outrepasse les temps et les lieux. Puis on fait surgir le petit cheval nommé Bijou qui s· échappa des mains des Allemands. Et l’histoire des blessés à mort, de l’horreur déchaînée, des proches disparus s’intègre au récit. Les comptines chuchotées aux enfants sont susurrées par l’accordéon de Jean-Paul Sire, présent aussi dans de lumineux intermèdes. Vous pourrez écouter les contes de mémére Germaine mercredi 19 novembre à Perpignan, à l’auditorium du Conservatoire à 15h et 18h ou dimanche 23 novembre à Cabestany, à 14h30, au centre culturel Jean Ferrat. Ils sont aussi publiés dans un petit livret illustré par les dessins de Laurence Gordon-Pirof qui sera présenté le Jeudi 20 novembre à 18h à la librairie Torcatis. Y.L. (Le Travailleur catalan, n°3572, 31 octobre 2014, p10)

Clément RIOT, passeur d’histoires ‘ trans-générationnel ’avec « Les Contes de 14-18 de Mémère Germaine ».
Clément Riot, qui a vécu dans les années 80 à Céret, aujourd’hui conteur et compositeur de musique acousmatique a de qui tenir, du moins en ce qui concerne sa façon de donner vie à des histoires par la parole et le geste.
En effet, sa grand-mère, Germaine, possédait déjà ce don et a nourri l’enfance de son petit-fils de multiples récits qui se sont déposés au fond de sa mémoire. Ils y dormaient jusqu’au jour où Clément est tombé sur une vieille carte postale écrite par son aïeule à son grand-père Georges.. Cet équivalent de « la madeleine de Proust » l’amena à repenser au talent de narratrice de sa grand-mère, à ce dépôt qu’elle lui avait transmis et qui méritait une trace tangible.
Le petit-fils a donc ressuscité, parmi les nombreux contes sortis de la bouche de Germaine cinq récits et les a rassemblés dans un livre sous le titre « Les Contes de 14-18 de Mémère Germaine », superposant sa propre sensibilité poétique au souvenir des mots entendus.
Dans sa préface, il insiste sur deux points : l’un est que la valeur de ces contes réside dans leur marque de fabrique : la façon dont Germaine savait s ’ approprier contes anciens, anecdotes de famille ou du terroir pour les accommoder à sa sauce et les accompagner de sa philosophie personnelle. Vautre concerne la période de 14-18. Clément Riot se défend d’avoir voulu se rattacher à « une quelconque actualité commémorative », en raison du centenaire de la déclaration de guerre. II se trouve simplement que Germaine, son frère, ses trois soeurs, orphelins de mère, ont vécu leur jeunesse dans ce terrible contexte. Son frère et son époux sont morts au front.
Aussi ses contes ne sont-ils pas à l’eau de rose, certains sont empreints de la cruauté de ces temps difficiles. Mais Mémère Germaine n’était ni dure ni aigrie et savait adapter ses récits à l’âge du petit Clément et en faire pour lui des leçons de vie.
Mémère Germaine n’est plus, mais ses contes revivent de bien belle manière, non seulement sur le papier, dans le livre de Clément Riot (Delatour France), avec illustrations originales de Laurence Godon-Pirof, mais aussi sur scène, puisque son petit-fils en a fait un Spectacle accompagné à l’accordéon par Jean-Paul Sire, destiné aux adultes comme aux enfants.
Car les histoires ne vivent vraiment que lorsqu’elle passent de bouche à oreille.
Francoise Mazet-Sitger (Le Courrier de Céret, n°1870, 24 novembre 2014)
Voilà un Spectacle intelligent, beau, sensible, émouvant qui aurait sa place dans la programmation de la nouvelle salle de l’Union de Céret et qui intéresserait les cérétans après les habitants d’Argelès, Cabestany et Perpignan (Conservatoire). La semaine prochaine un extrait du livre « Les Contes de 14-18 de Mémère Germaine ».
C.Riot Les contes de 14-18 de mémère Germaine
L’art du conte

Clément Riot : Les contes de 14-18 de mémère Germaine. Avec l’accordéon de Jean-Paul Sire.

Le conte ne s’adresse pas qu’aux enfants. C’est une tradition ancestrale répandue dans le monde entier de raconter des histoires et de les enjoliver.
Les contes de 14-18 de mémère Germaine dont Clément Riot a inauguré le récit samedi 25 octobre à Argelès-sur-mer concernent plutôt les adultes. Non parce que 14-18 évoque une guerre terrible, mais surtout parce que l’art singulier de Clément Riot est teinté d’une extraordinaire érudition et très subtilement complexe. C’est toujours le cas avec ce créateur conteur dont l’imaginaire s’envole dans des contrées fantastiques et crée une profusion d’images autorisant de multiples rêveries. Le cas est un peu différent avec ces récits qui s’enracinent dans un terreau fait de mort et de glaise qui resurgit dans nos mémoires et notre histoire avec un réalisme terrifiant.

Alors oui, mémère Germaine raconte des histoires de guerre, cinq pour les cinq années du conflit. Mais nous prévient le conteur, « elles n’ont à l’origine rien à voir avec une quelconque actualité commémorative et ne correspondent à aucune intention de célébration, commande ou prévision de marché ». La découverte d’une carte postale adressée par Mémère Germaine à grand-père Georges a réveillé d’autres souvenirs. Ainsi « se mêlent la petite histoire individuelle et la grande Histoire collective ». Ainsi apparaît la conteuse. Et l’art consommé de l’auteur-conteur revivifie ces récits enfouis y mettant sa patte, son talent, sa vivacité et la distance que le temps et la mémoire impriment aux souvenirs. Pour évoquer la grand’mère, on commence par le loup, le scorpion et le crocodile, une histoire qu’elle ignorait, faisant ainsi un clin d’œil à la tradition du conte qui outrepasse les temps et les lieux. Puis on fait surgir le petit cheval nommé Bijou qui malmena fort l’officier allemand et disparut à tout jamais. Les récits des blessés à mort, de l’horreur déchaînée, des proches disparus s’intègrent alors au conte. Le cheminement de l’histoire, les rebondissements du récit sont malicieusement agencés par le conteur, chaudement soutenu par les comptines que susurre l’accordéon de Jean-Paul Sire, présent aussi dans de lumineux intermèdes. En même temps les contes de 14-18 de Mémère Germaine sont publiés dans un petit livré subtilement illustré par Laurence Gordon-Pirof.
Mais un conteur, d’abord, ça s’écoute. Vous pourrez le faire mercredi 19 novembre à Perpignan, à l’auditorium du Conservatoire à 15h et 18h, le dimanche 23 novembre à Cabestany, à 14h30, au centre culturel Jean Ferrat.
Le petit livre sera présenté le Jeudi 20 novembre à 18h à la librairie Torcatis.
Y.L. Publié le 27/10/2014 à 18:42 par leblogcultureldy
Clément Riot et Jean-Paul Sire à L'Eglise Protestante de Bouxwiller (DNA 20150422) {JPEG} Bouxwiller - Musiques au Pays de Hanau
Destins de femmes dans la Grande guerre
[…] le destin de Mémère Germaine dans sa campagne, havre de paix rurale devenu théâtre d’opérations militaires. Le conteur Clément Riot s’installe avec un rare bonheur dans un récit où la simplicité du verbe devient beauté, où le mouvement du corps a toute sa place. D’un geste de l’avant-bras, il fait minutieusement vivre devant le public les mouvements d’un cheval qui finit par s’éloigner au galop en vainqueur de l’ennemi. Un coup d’oeil, une inflexion de voix campent des scènes et des personnages, évoquent la présence réelle ou fantasmée du loup, l’histoire du renard ou de l’âne dans le puits.
Un accordéon créateur d’ambiance
Si la souffrance est bien présente, elle n’en laisse pas moins sa place à un présent fait de petits bonheurs et de tendresse, à ce bon sens paysan, cette assurance des humbles parlant en toute liberté. C’est là une très utile démonstration de l’efficacité et de la beauté du verbe simple, une sorte de revanche sur une littérature « d’effets de style ».
Jean-Paul Sire, accordéoniste, très sensible à tout cela, est un fidèle compagnon de cette aventure créative. Son instrument, populaire par excellence, est parfois là en accompagnement, mais plus souvent créateur d’ambiance de façon autonome. Des moments de silence, sans parole ni musique, découpent le récit en cinq chapitres, un par année de guerre. L’attention très soutenue du public, remarquée et saluée par les artistes, était bien la preuve que toutes ces qualités avaient été perçues à leur juste valeur. Il faut s’en réjouir.
P.B. (Dernières Nouvelles d’Alsace, édition de Saverne, 22 avril 2015)

« L’épopée de la constellation du taureau Ou Le Grand Parler du peuple Aurochs » :

Le Travailleur catalan, n°3421, 15 juillet 2011 (article à télécharger) {PDF} LA TROISIEME VOIE,
En 2009, dans Aujourd’hui Musiques, vous avez vu et apprécié, comme nous, Le Grand-Parler Aurochs ou l’épopée de la Constellation du taureau, oratorio pour narrateur et cobla : livret, Clément Riot ; composition, Roland Besson ; interprètes, Cobla Mil.lenaria et Clément Riot (cf. Y. Lucas TC n° 3341 du 13-19/11/2009)
Le 12e festival "Visages de la Méditerranée" à Palau-del-Vidre nous a offert ce 2 juillet une version pour narrateur et accordéon, version de chambre pourrait-on dire.
Mais s’il s’agit d’une version dépouillée, elle n’est en rien appauvrie, bien au contraire.
La composition, adaptée pour l’accordéon, trouve une autre vie, soutenue avec fougue par Virgile Goller. Vous le connaissez sans doute par ses Madeleines et son Avant-Bras, peut être aussi par ses vibrantes improvisations et accompagnements de films muets ou la composition de la musique de L’Exil d’un peuple documentaire d’époque sur la Retirada.
Avec Virgile passion et plaisir sont au rendez-vous. Il s’investit dans la composition puissante de Roland Besson, mais bien plus, sa fraîcheur, son enthousiasme et l’exploitation de tous les registres de son instrument ajoutent à la dimension scénique.
Cette expression scénique laconique, certains diraient à tort simpliste -merci Guy Jacquet- donne toute sa force et sa magie au conte initiatique de Clément Riot. Le mot oratorio semble avoir été créé pour ce Spectacle sans décor ni costume, sur un sujet lyrique, sacré, sacrificiel même.
Cette simplicité assumée, si bien entretenue -12 paires de cornes qui voyagent dans le temps et l’espace- pour ne garder que l’essentiel et nous laisser déguster ce texte, gourmand et finement ciselé, bourré de références aux grandes mythologies. Ces mythes taurins, du fond des grottes préhistoriques, d’Apis, de Mithra, du Minotaure, des taureaux du Soleil que nous croyons connaître, Clément les incorpore comme autrefois la chair de l’aurochs sacré et se les approprie pour les rendre uniques avec son inventivité et sa faculté à créer du rêve.
Les mouvements, la lumière, les déplacements, les noirs et les blancs, la lenteur, j’oserai même parler de "temple", tout s’harmonise intimement en une "faena". Comme aux moments clés du combat réel, la musique emporte tout, qu’elle soit harmonieuse ou concrète.
Cette re-visite de l’histoire, si personnelle, où le poète finit par étouffer l’historien, où la poésie prend le pas sur le mythe est novatrice. Débuter les deux pieds ancrés dans les traces fossilisées de l’aurochs de Lascaux pour finir le regard planté dans une constellation d’hiver tient du tour de force. Ce Spectacle qui s’appuie sur les fondations de nos civilisations touche à l’Universel. Et si les aurochs c’était les hommes …
Nous connaissions Clément compositeur, conteur, écrivain ; voici Clément démiurge ; ses histoires deviennent l’Histoire.
À quand une nouvelle prestation ? Que les absents qui ont eu tort puissent se rattraper. Mais ceci est une autre histoire… Christian Sournia, Le Travailleur catalan, n°3421, 15-21 juillet 2011

« Pour que l’image devienne symbole... » :

L'Education Musicale * “véritable osmose entre l’univers du conte et celui de la musique d’André Jolivet” [...] “ce Spectacle de grande qualité a été inclus dans les manifestations de la méridienne verte et fait l’objet actuellement de plusieurs représentations tant en France qu’en Espagne” “conte et musique se portent mutuellement”. L’Education musicale, n°480, avril 2001.
La Lettre du Musicien * “Ce Spectacle d’une heure trente environ entraîne l’auditeur dans un univers fantastique, onirique[...]. L’osmose est magique, le temps n’existe plus, l’oreille reste suspendue au simple son d’une voix calme, sereine, aux mélismes d’une flûte nue, déchirée”. La Lettre du musicien, n°251, avril 2001.
*“Une Soirée contée musiques où tout était parfait”. L’indépendant, 5 déc 1999.
*“Une pause à ne pas manquer, une harmonie à partager. Le Travailleur catalan, n°2878, 25/8/2000.
* “[...] A Ploquin et C. Riot, flûtiste et conteur émérites [...] ont interprété l’intégrale de l’oeuvre pour flûte seule d’André Jolivet accompagnée d’histoires et de légendes de toute culture. Harmonieux mélange de la voix humaine et de la flûte qui a fort ému l’auditoire... un grand moment d’émotion”. L’indépendant, 18 mai 2002.
* L’Osmose vécue par un conteur et une flûtiste ”Dans une ambiance feutrée parsemée d’instants de silence étonnants et profonds, Clément Riot, conteur, et Annie Ploquin-Rignol, flûtiste, ont créé une sorte d’osmose autour des incantions composées par André Jolivet. Des contes adaptés de traditions orales et une flûte seule pour confondre les mots en musique [...]. Que de sensations ont pu se mêler tant l’imaginaire et le surnaturel étaient présents vendredi.” La Dépêche, 7 déc 2003.
* “[...] se sont produits, à l’occasion de la seconde fête de la flûte, à Menton, devant un parterre d’éminents flûtistes. Dans ce récital conté (ou ces contes musicalisés), par une mise en abîme constante, une succession d’histoires dans les histoires, comme dans les Mille et Une nuit, mêlés, entremêlés, se succèdent des contes, mythes et légendes sur les arbres et l’Homme avec, sans subordination de l’un à l’autre, l’intégrale de l’oeuvre pour flûte seule d’André Jolivet”. Harmoniques : le magazine international des bois, cuivres et percussions = woodwind, brass, percussion international news magazine, n°28, printemps 2005.

- PAR Spectacle : CONTEUR et MUSICIENS

« La chambre aux images » :

* « Tristan et Iseult sur l’échiquier des contes universels » : « En s’emparant du thème de Tristan et Iseult, le conteur s’offrait la plus belle des histoires d’amour et y pouvait développer son propre imaginaire, y faire se croiser d’autres contes, multiplier les paraboles et les métaphores. [...] Dans ce travail sur l’oralité, la musique nous contait d’autres points de cette histoire, elle était une autre voix. La composition de Bruno Giner faisait le lien, tout en finesse, entre le smusique du Moyen-âge et son écriture contemporaine. L’époque ancienne était surtout représentée par la couleur des instruments, tandis que la modernité résidait dans l’écriture même. La musique nous chantait les atmosphères, les sentiments, la dramaturgie. [...] Cerné par les belles sculptures végétales de Charles Dalant [...] le conteur nous entraînait à suivre Tristan dans ses aventures fabuleuses, déplaçant ses héros sur un échiquier de verre. [...] Cette Chambre aux images ne manquait ni de poésie, ni d’onirisme et nous plongeait avec délice dans les affres de la passion idéalisée. » J-M Collet, L’Indépendant, vendredi 30 janvier 2004.

* « Le VIII° festival de musique et de poésie : un beau succès » : « Le VIII° festival Concert d’été visages de la Méditerranée, qui se déroule habituellement en juin a été décalé début septembre. La qualité était toutefois au rendez-vous. [...] La tramontane enfin calmée, le public a assisté à la Chambre aux images, un conte magnifié par le décor qu’offre la nouvelle place de l’église cernée par les statues de Charles Dalant et servi par Clément Riot, conteur véritablement “habité”. Il a su tenir en haleine son auditoire durant plus de deux heures, aidé en cela par la musique de Bruno Giner, Fanette estrade à la flûte (envoûtante) et Christian Sala à la viole de gambe (nostalgique ou parfois guerrier). [...] » L’Indépendant, lundi 24 septembre 2007.

* « La Chapelle de Juhègues a accueilli des troubadours pour un conte d’antan qui reste d’actualité » : "Avant d’entraîner le public familial présent à suivre les aventures de Tristan et Iseult, Clément Riot, le conteur a énonce cinq vérités C’est une histoire ancienne aussi vieille que cette chapelle – cette histoire d’hier est aussi une histoire d’aujourd’hui – une histoire qui parle d’amour, de courage, de fidélité, d’infidélité, de loyauté, toutes choses toujours d’actualité – cette histoire n’est pas spécialement une histoire pour enfants, elle est pour tout le monde, pour tout oreille – vous connaîtrez une fin rarement dévoilée. Devant une nombreuse assistance et pendant plus d’une heure, notre conteur, aimant mettre en relation narration et musique, a relaté avec talent, comme le faisaient les troubadours du moyen âge, l’histoire des deux amoureux en déplaçant souvent les figurines des héros sur un échiquier de verre. […] Il était accompagné par Fanette Estrade, maniant avec une aisance parfaite les différentes flûtes à bec et les petites percussions et par Christian Sala, imperturbable à la viole de gambe, pour une musique de Bruno Giner. […] La voix, la musique, et toute la symbolique de l’histoire ont permis la réalisation d’un Spectacle total. Cette Chambre aux images a charmé le public qui a eu droit à deux versions finales”. R.M, L’Indépendant, lundi 13 octobre 2008.

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Education musicale sept 2010. Télécharger {PDF}

La Chambre aux images, à l’Auditorium Saint-Germain le 7 juin 2010
Une fois encore, le conteur Clément Riot fait entrer son public dans un univers magique, riche de symbolisme. Ici, c’est le mythe de Tristan et Iseult que le comédien a revisité dans un Spectacle pour conteur, flûtes à bec, viole de gambe & petites percussions. Ce Spectacle intègre des versions antérieures du mythe enrichies d’emprunts et d’allusions (Mille et une Nuits, Contes de Grimm…), révélant les multiples facettes du psychisme et des valeurs humaines. Tristan rejoue sa propre histoire autour d’un grand échiquier en verre. D’emblée, le spectateur est plongé dans une temporalité différente, onirique, au service de l’émotion et du questionnement intime. Tristan se remémore sa vie, la recompose dans un récit aux couleurs étranges où musique et voix nous font partager des émotions universelles.

Le récit est soutenu et prolongé par une musique originale de Bruno Giner, évoquant musiques médiévale, traditionnelle & contemporaine dans un style très personnel. Flûtes à bec (ténor et basse) et viole de gambe évoluent en effets parfois surprenants pour des instruments généralement assignés au répertoire de la musique ancienne. Les petites percussions maniées par Clément Riot & Fanette Estrade apportent au récit une atmosphère envoûtante, dépaysante, donnant au conte une dimension encore plus interrogatrice.
Conteur et musiciens sont totalement investis dans le Spectacle. La voix délicate et bien posée de Clément Riot fait couler le texte dans une fluidité entraînant l’auditeur dans le sillage du mythe. Fanette Estrade, pieds nus, évoque une flûtiste orientale enveloppée dans une aura sonore aux résonances magiques. Christian Sala, à la viole de gambe, se montre tour à tour rude ou enchanteur, toujours dans une aisance remarquable.
La Chambre aux images est un Spectacle total, adapté à toutes les générations, qui tient le spectateur en haleine jusqu’à la fin… inhabituelle, il faut le dire ! Chacun y trouvera quelque chose à puiser car la magie du conte transcende le temps et l’espace, ouvre aux dimensions secrètes de l’esprit et du cœur.
Un jeu de parties fixes et mobiles permet - dans l’esprit des musiques et contes traditionnels - de proposer plusieurs durées, variantes et versions. Ce Spectacle est généralement proposé en version complète (2h20) ou en version courte (1h15). Il est destiné tant à un milieu scolaire qu’à des festivals ou différentes manifestations.
Renseignements : 04 68 51 78 34. www.clement-riot.com ou : contact@clement-riot.com

Gérard Moindrot. L’Education musicale, lettre d’information, septembre 2010.

« Le Grand Parler du peuple Aurochs Ou l’Epopée de la constellation du taureau » :

Le Travailleur catalan, n°3421, 15 juillet 2011 (article à télécharger) {PDF} La troisième Voie,
En 2009, dans Aujourd’hui Musiques, vous avez vu et apprécié, comme nous, Le Grand-Parler Aurochs ou l’épopée de la Constellation du taureau, oratorio pour narrateur et cobla : livret, Clément Riot ; composition, Roland Besson ; interprètes, Cobla Mil.lenaria et Clément Riot (cf. Y. Lucas TC n° 3341 du 13-19/11/2009)
Le 12e festival "Visages de la Méditerranée" à Palau-del-Vidre nous a offert ce 2 juillet une version pour narrateur et accordéon, version de chambre pourrait-on dire.
Mais s’il s’agit d’une version dépouillée, elle n’est en rien appauvrie, bien au contraire.
La composition, adaptée pour l’accordéon, trouve une autre vie, soutenue avec fougue par Virgile Goller. Vous le connaissez sans doute par ses Madeleines et son Avant-Bras, peut être aussi par ses vibrantes improvisations et accompagnements de films muets ou la composition de la musique de L’Exil d’un peuple documentaire d’époque sur la Retirada.
Avec Virgile passion et plaisir sont au rendez-vous. Il s’investit dans la composition puissante de Roland Besson, mais bien plus, sa fraîcheur, son enthousiasme et l’exploitation de tous les registres de son instrument ajoutent à la dimension scénique.
Cette expression scénique laconique, certains diraient à tort simpliste -merci Guy Jacquet- donne toute sa force et sa magie au conte initiatique de Clément Riot. Le mot oratorio semble avoir été créé pour ce Spectacle sans décor ni costume, sur un sujet lyrique, sacré, sacrificiel même.
Cette simplicité assumée, si bien entretenue -12 paires de cornes qui voyagent dans le temps et l’espace- pour ne garder que l’essentiel et nous laisser déguster ce texte, gourmand et finement ciselé, bourré de références aux grandes mythologies. Ces mythes taurins, du fond des grottes préhistoriques, d’Apis, de Mithra, du Minotaure, des taureaux du Soleil que nous croyons connaître, Clément les incorpore comme autrefois la chair de l’aurochs sacré et se les approprie pour les rendre uniques avec son inventivité et sa faculté à créer du rêve.
Les mouvements, la lumière, les déplacements, les noirs et les blancs, la lenteur, j’oserai même parler de "temple", tout s’harmonise intimement en une "faena". Comme aux moments clés du combat réel, la musique emporte tout, qu’elle soit harmonieuse ou concrète.
Cette re-visite de l’histoire, si personnelle, où le poète finit par étouffer l’historien, où la poésie prend le pas sur le mythe est novatrice. Débuter les deux pieds ancrés dans les traces fossilisées de l’aurochs de Lascaux pour finir le regard planté dans une constellation d’hiver tient du tour de force. Ce Spectacle qui s’appuie sur les fondations de nos civilisations touche à l’Universel. Et si les aurochs c’était les hommes …
Nous connaissions Clément compositeur, conteur, écrivain ; voici Clément démiurge ; ses histoires deviennent l’Histoire.
À quand une nouvelle prestation ? Que les absents qui ont eu tort puissent se rattraper. Mais ceci est une autre histoire… Christian Sournia, Le Travailleur catalan, n°3421, 15-21 juillet 2011

* "Les premières journées d’Aujourd’hui Musiques ont fort bien illustré la complexité du thème choisi cette année […]
Une révélation :les infinies ressources de la cobla
Le titre est mystérieux. Lundi soir, en partenariat, disons plutôt en osmose, avec la Cobla Mil.lenaria, Clément Riot nous contait « Le grand parler aurochs ou l’épopée de la constellation du taureau ». A travers mythes et récits méditerranéens où surgissent dieux de l’Olympe et héros consacrés, il fait évoluer les aurochs, ces animaux antérieurs à l’homme et reproduits sur les dessins rupestres, conte leurs exploits, magnifie leur bravoure et fait surgir, au-delà de leur disparition, leurs modernes héritiers : bœuf, bison, taureau.

La Cobla Mil.lenaria, « cobla moderne » de onze musiciens, joue en contrepoint du récit, l’accompagnant par des instruments isolés ou en groupe réduit, lui laissant toute sa portée. Mais, dans un savant équilibre, la cobla propose aussi de nombreux intermèdes, atteignant alors toute sa puissance et développant d’inattendues audaces, montrant toute la richesse et l’ample registre, du son pur du flaviol à la force des cuivres, qu’offre une telle formation.

Si quelques accents de sardane, surtout au début, sont fort bien venus, la composition se développe bien au-delà, dans un modernisme allant s’amplifiant qui plonge l’auditeur au cœur de la création contemporaine. Eclatante démonstration de ce que peuvent des instruments trop souvent confinés à la transmission de la pure tradition.

Cette création mondiale, fruit conjugué de l’inventivité de Clément Riot et du compositeur Roland Besson, portée avec fougue et ferveur par les instrumentistes de la cobla, mérite de faire un beau chemin et de ravir de nombreux auditeurs, comme nous l’avons été nous-mêmes".
Yvette Lucas Le Travailleur catalan, n°3341, semaine du 13 au 19 novembre 2009
Article du Travailleur Catalan à décharger (n°3341, 13-19/11/2009) {PDF}

Les Aurochs sur le BlogCulture66dYL à télécharger {PDF}

Clément Riot et les aurochs - suite
Publié le 21/08/2011 à 17:44 par leblogcultureldyl

J’ai publié sur ce blog en juillet l’article de Christian SourniaL’EPOPEE DE LA CONSTELLATION DUTAUREAU OU LE GRAND-PARLER DU PEUPLEAUROCHSqui est également paru dans le Travailleur Catalan.
Christian Sournia vient de me faire parvenir un nouveau texte sur ce Spectacle. Comme il ne se substitue en rien au premier mais le complète, je le livre ici aux lecteurs de ce blog sans pour autant supprimer l’autre auquel il sera facile de se reporter en ouvrant la rubrique "Articles arts mêlés".

Les Chemins de l’Aurochs

Chacun peut ressentir un texte à sa manière. Un premier peut nous plaire mais s’oublier aussi vite. Un autre par contre, en apparence moins accessible, nous touche plus profondément. Certains enfin, de loin les plus rares et les plus profonds, nous laissent des traces indélébiles, malgré leur grande simplicité. Pagnol du fond d’un bistrot marseillais a su toucher le cœur et l’âme de tous avec les mots du quotidien. Ces œuvres atteignent à l’universel et jamais vous ne les oublierez.

Ce premier samedi de juillet 2011, à Palau, sur le parvis de l’église dans ce petit cirque de plein air, survivance en miniature des amphithéâtres antiques, c’est la plus ancienne forme du récit, une épopée m’a touché, m’a fait rajeunir, régresser, d’une bonne trentaine d’années, époque où la langue d’Homère et ses mythologies m’étaient plus familières.
On était ce soir-là, au 12eFestival "Visages de la Méditerranée", totalement dans l’universel, avec bien sûr ce texte de Clément Riot, et avec la composition de Roland Besson, "revue et corrigée" pour accordéon mais aussi avec les œuvres de Nicole Barondeau, des sculptures de verre, de véritables "fontes" pour certaines, littéralement forgées sur un véritable crâne d’aurochs. Fixés au mur de l’église et mis en valeur par l’éclairage, ils apportaient leur note d’avant le Temps.
À l’opposé de la superficialité ambiante, beaucoup de profondeur ; mais profondeur n’est pas ennui, bien au contraire. Un Spectacle vivant, prenant, qu’on ne lâche pas une seconde, empreint d’une forme de suspense... Mais, où veut-il nous conduire ?

Je n’ai pas assisté à la version pour narrateur et cobla, mais j’ai du mal à imaginer une autre version que celle crée à Palau. Cela a dû demander un travail considérable à Roland Besson pour adapter sa partition pour cobla avec ses11musiciens au seul accordéon de Virgile Goller. Mais quelle réussite ! Virgile joue de l’accordéon bien sûr, mais pas seulement, il le fait souffler, cracher, tousser, grincer… bref émettre tous les sons que l’on n’attend pas… "jusqu’à ce que tout à coup son accordéon expire" aurait clamé le Grand Jacques. Plus encore Virgile que l’on connaît surtout pour son appartenance au groupe de "rock agricole"Les Madeleinesparle, tape des pieds, scande... bref vit cette pièce de toutes ses fibres avec un plaisir évident. Cela étonne un peu moins ceux qui connaissent ses talents d’accompagnateur et de compositeur sur les films muets allant parfois jusqu’à l’improvisation totale. Ici, point d’improvisation, seulement de la vie et de la transmission au public. Et question transmission, il s’y connaît …

L’épopée est universelle en ce qu’elle touche les origines de notre humanité, tous les peuples, et tous les hommes. Comme il y a les "universaux du langage", il y a les mythes universels, particulièrement ceux qui concernent le "corniforme" le plus célèbre depuis les roches gravées du Mont Bego, le taureau. Le taureau dans sa forme moderne, l’aurochs dans sa forme archaïque, nous le retrouvons sur tous les continents et chez tous les peuples. En Europe, bien sûr, depuis les grottes de la Vézère jusqu’aux jeux taurins ; en Asie avec les mythes d’Anatolie, la vache sacrée indienne ; en Amérique avec le mythique bison où la fête du Yawar au Pérou, en Afrique avec l’Apis égyptien et les initiations de l’Ukuli éthiopien. L’Océanie semble seule échapper à cette fatalité, peut-être simplement parce qu’elle ne connaît pas l’objet du mythe, le taureau.
Ces mythologies, Clément s’en est emparé avec l’acuité du documentaliste, les a lues, les a détaillées, mais plus encore, il les a assimilées, comme le prêtre Égyptien qui seul pouvait goûter au bovin sacré pour s’en imprégner. Il les a incorporées. Il ne nous a pas livré un travail universitaire rébarbatif, il a aussi rajouté par ci, par là quelques nouveautés bien à lui. Il a articulé tous ces éléments, les a tordus, façonnés à sa mesure…
Mais mieux vaut ne pas dévoiler, ne pas chercher, chacun y trouvera ce qu’il est venu y voir. Et puis cela ne sert à rien de savoir ce qui est rajouté. C’est le travail du créateur, de l’artiste du poète. Car c’est bien de cela qu’il s’agit de poésie, de poésie en scène. Il passe du duel au triangle, invente une troisième voie, une troisième voix même, avec une réelle maestria. L’historien disparaît derrière le poète. Quand il nous fait rêver avec sa Constellation du Taureau, le regard planté au ciel, il nous fait oublier aussi bien les mythes que les traces réelles de Lascaux…
Mais ceci est une autre histoire… Ceci est une autre histoire.Goûtons simplement ce texte gourmand, gras et succulent, ciselé à l’infini. Goûtons encore et prenons plaisir, simplement à se laisser emmener… Divaguons en compagnie.

Emporté par mon élan, je ne vous ai même pas donné le titre de ce Spectacle. Clément l’a nomméLe Grand-Parler Aurochs ou l’épopée de la Constellation du taureau, et il nous précise que c’est un oratorio, Spectacle sans décor ni costume, sur un sujet sacré, avec une forme lyrique. Tout concorde, à un mot près, c’est un oratorio profane… Le sacré serait-il devenu profane ? De quoi y perdre le peu de latin qui me reste.

Texte, musique, narrateur, musicien, il manque le dernier ingrédient, le liant qui fait vivre l’ensemble, la mise en scène. Je dirai plutôt la mise en espace et en temps, de la préhistoire à nos jours, des pays imaginaires à l’Andalousie. Un Spectacle volontairement simple, lent, dépouillé avec la marque de Guy Jacquet… Du noir, du blanc, une touche de rouge… la chemise du narrateur. On pourrait appeler cela un ballet, je le nommerai plutôt puisqu’il s’agit aussi de toro, une "faena" où la chemise devient une "muleta" imaginaire… Ce ralentissement, cet accord, entre le narrateur-torero et les douze animaux de corne et d’acier, s’appelle en espagnol le "temple", et comme tout se déroule dans un temple… La boucle est bouclée.
Mais ceci est une autre histoire…

Et qu’on ne vienne surtout pas dire que ce rare moment de légèreté, de lumineuse clarté, est l’apologie du Spectacle taurin. Ce serait méconnaître complètement l’humain et ses racines, car au fond, ces bovidés de tous âges sont bien plus humains que bien des hommes. Et d’ailleurs, si de bout en bout il ne s’agissait que d’une longue métaphore… Si chaque aurochs, si chaque taureau, si chaque toro n’était que l’image d’un Homme… à la conquête de sa liberté.
Inutile de dire que j’ai aimé me laisser porter par ce conte, par la voix et la musique, par le rêve…

Mais à chacun de trouver sa propre VOIE…

Chistian SOURNIA

- PAR Spectacle : POÉSIE/MUSIQUE, Récitant, Narrateur/instrument

« Platero y yo / Platero et moi » :

Platero Dossier de Presse complet {PDF}
Même dans l'Âne Bleu : revue des amis des ânes {JPEG}

* “Les “Printemps des poètes”, le conteur, la guitare et Platero” : “[...] Un narrateur, un âne (certes en paille... mais quel âne !), un guitariste, c’est tout....[...] juste ce qu’il faut de distance sereine pour que chaque mot respire. Un passeur de mots... [...]. Après le Spectacle, une petite fille, assise, au pied d’un pilier, contemplait l’âne et le sepctacle se prolongeait dans ses yeux.” P Gourci, L’Indépendant, 28 mars 2005.
* Monticule Musique, n°9, janvier 2009 « Castelnuovo-Tedesco, Mario : Le compositeur italien a mis en musique les plus beaux chapitres de Platero y yo, de Juan [Ramon] Jiménez, l’un des livres les plus lus en Espagne et en Amérique Latine. Jiménez a reçu le prix Nobel de littérature en 1956. Dans le livre, il se met en scène avec son âne Platero, dans un petit village andalou, d’où ils contemplent ce qui les entoure : les êtres et les choses. Le livre donne ainsi une vision réaliste et idéalisée du monde. Clément Riot donne une traduction du roman enjouée et comme évidente, d’une voix toujours expressive et sensible. Et la guitare de Miguel-Angel Romero installe une communion entre musique et poésie. Un album rare et précieux. Editions Ouï-dire Collection A la marge ODL 665-66 ». Jacques Vazeille, Monticule Musique, n°9, janvier 2009.
Adem Adem, sélection CD février 2008 Platero y yo
Platero y yo es l’une des œuvres le plus connues de l’écrivain espagnol Juan Ramon Jiménez (Prix Nobel de littérature) et un des œuvres le plus connues des écoliers d’Espagne et d’Amérique Latine. On pourrait comparer sa célébrité au Petit Prince de St Exupéry. C’est l’histoire d’un petit âne, ami et compagnon de Juan Ramon, comme appelle –t-on l’auteur familièrement en Espagne. Mais ce n’est pas seulement l’histoire de l’animal, mais aussi un hommage à la terre d’Andalousie, d’où est issu l’auteur.
Les mots sont doux, tendres, poétiques, très bien traduits par Clément Riot qui est aussi le narrateur. Le conte est accompagné par la musique originale de Castelnuovo Tedesco, dont la douceur et la poésie font corps avec le texte d’une façon extrêmement raffinée. Le guitariste Miguel Angel Romero nous fait rentrer dans cette atmosphère délicate. Le livret, bilingue, très documenté, propose une analyse du texte musical et une très bonne biographie du poète, mort en exil. Le double Cd existe en deux versions, française et espagnole.
L'Education musicale "Platero y yo, de Juan Ramón Jiménez. Musique : Mario Castelnuovo-Tedesco. Clément Riot (narrateur) & Miguel-Ángel Romero (guitare). Oui’dire : ODL 665 et 666. TT : 123’. La poésie est au rendez-vous dans cet album idéaliste et enchanteur qui met en scène le poète Juan Ramón Jiménez (1881-1958) et Platero, figure mythique de l’âne compagnon au pays andalou. On est projeté hors du temps, au fil des saisons, dans un univers où les animaux et la nature sont humanisés avec chaleur et tendresse dans le cadre d’un village espagnol. Les vingt-huit textes, interprétés avec force expression par Clément Riot, sont soutenus par une musique éloquente de Mario Castelnuovo-Tedesco (1895-1968) en une suite de petits poèmes symphoniques aux harmonies élégantes et simples mais raffinées. Interprétée par le jeu délicat et sensible du guitariste Miguel-Ángel Romero, la musique souligne le texte, le renforce ou le complète, sans redondance ni exagération, apportant sa touche parfois discrète mais indispensable. Une bouffée d’air frais dans ce monde où la poésie est si souvent absente ! Gérard Moindrot, L’Education Musicale, n°26, février 2009. L’Education Musicale, n°26, février 2009>http://www.leducation-musicale.com/newsletters/breves0209.htm#edition
Guitare Classique, n°45, mai-juin-juillet 2009 « Œuvre à part dans le répertoire de notre instrument, Platero y yo, pour narrateur et guitare, est la mise en musique, d’un des livres les plus connus de l’écrivain espagnol Juan Ramon Jiménez. Ici, la traduction du texte proposé et chantée par Clément Riot permettra sans doute au public français de mieux apprécier une œuvre qui, tout en s’adressant à un public d’enfants, à travers la mise en scène de l’âne Platero, contient également une très riche symbolique appelant différents niveaux de lecture. En effet, c’est une particularité que l’on retrouve dans la mise en musique de Castelnuovo-Tedesco, simple en apparence. La voix de Clément Riot, subtile dan sa diction et habilement secondée par la guitare de Miguel-Angel Romero, est en parfaite harmonie avec l’esprit de l’œuvre et concourt à faire de ce Platero y yo une très belle réalisation ». François Nicolas, Guitare classique, n°45, mai-juillet 2009.
à écouter : Platero, musique, prose et voix
Platero y yo, de Juan Ramon Jimenez, musique de Mario Castelnuovo-Tedesco, narrateur Clément Riot, guitare Miguel-Angel Romero. Un coffret, deux CD. Éditions Oui-dire.

Quiconque ignore la poésie espagnole, comme votre serviteur, n’a aucune connaissance de Juan Ramon Jimenez, prix Nobel et célèbre dans tout le monde ibérique. Il ferait volontiers penser à notre Alphonse Daudet, au moins pour Platero y yo, conte populaire en prose qui met en scène un âne et son maître. Le compositeur italien Mario Castelnuovo-Tedesco (trop méconnu en France !) l’a mis en musique. Un récent disque nous permet de l’entendre avec la voix de Clément Riot, également traducteur, et la guitare de Miguel-Angel Romero.
Les Lettres Françaises Nous sommes en Espagne, en Andalousie, et à travers les 28 strophes de l’oeuvre on pressent une perception quasiment sacrée de l’animal et de toutes les facéties de ceux qui l’entourent : avènement de la création, bonheur de vivre quels que soient les êtres, dans un monde restreint et surtout peuplé d’enfants pauvres. Le soleil frappe la campagne, le compositeur lui rend hommage avec une partition plus que brillante, sa composition est celle d’une oeuvre originale animée de préludes vifs, de sonorités recherchées et personnelles, avec cependant de plus moins lointains échos d’oeuvres populaires, chansons célèbres, danses anciennes (cf. Ronsard), flamenco, etc.
Et couvrant tout cela, le timbre chaud de Clément Riot qui chuchote sur le grave, enveloppe les mots avec une précaution particulière pour Platero, à qui il ne manque plus que de pouvoir répondre, et ainsi rendre compte de l’activité du village où il domine quasiment comme un Christ, un être spirituel de filiation franciscaine à qui il manquerait les oiseaux de saint François peu présents, à l’exception d’hirondelles et de leur « vacarme de becs » ! Claude Glayman, Les Lettres Françaises, ns, n°64, samedi 3 octobre 2009. les Lettres Françaises ns, n°64, 3 oct 2009

Trad Magazine Rubrique Europe : Platero y yo. Genre : fresque andalouse. Livret : 20 pages, bilingue français/castillan avec photos. 2 CDs. Label Ouï-dire. TT
La rencontre entre deux voix et deux musiques : la voix de Juan Ramon Jiménez (Prix Nobel de littérature en 1956) écrit ce qui défile dans sa tête et celle de Clément Riot, compositeur de musique acousmatique et récitant, donne chair aux réflexions de l’écrivain, réflexions vues d’un âne : Platero. Les deux musiques sont celles du compositeur italien Mario Castelnuovo-Tedesco, que fait vibrer la guitariste Miguel-Angel Romero pour une fresque andalouse où la personnalité de cet âne rappelle le toucher vocal qu’induit un Francis Jammes. La guitare plante un décor torride ou agité, traduction des pensées et réflexions, des visions du monde de cet équidé, réputé pour sa connaissance instinctive du cheminement des eaux et des routes secrètes. La voix bénéficie d’une prise de son d’une grande proximité, créant un rapport intime avec l’auditeur. Parfois envoûtante, mais d’autres fois lassante par son ton monocorde, elle crée une forme de pensée à haute voix. Sa complicité avec la guitare se joue des méandres du texte : vingt-huit fragments de l’oeuvre poétique. On regrettera juste de ne jamais entendre la langue d’origine ; ce beau parler andalou qui confère une puissance particulière à la culture flamenca. Gageons que ce sera pour une prochaine production. Jean-Michel LhubacTrad Magazine, n°129, janvier/février 2010.

[…] Il s’agit d’une musicalisation de 28 des 138 chapitres que compte le livre, où guitare andalouse et voix cheminent « de concert, faisant parfois ressortir la parole, d’autres fois s’immergeant la voix dans le son, le plus souvent en une magique fusion d’intentions communes » (A. Diaz de la Fuente). Le compositeur s’inspire de la musique populaire espagnole, dont la guitare est l’instrument par antonomase, mais introduit des « espaces d’ambiguïté harmoniques » (id.) qui créent un ensemble à la fois varié et ouvert. La musique suit le mouvement du texte littéraire, l’accompagne et le sert, passant par exemple d’un rythme « allegretto molto mosso, trottando » pour représenter le pas trottinant de Platero, à un brusque « silence expressif précédé d’un accord sforzato » (Id.) pour souligner le regard « attentif, en alerte, vif » (id.) du petit âne.
Le premier enregistrement mondial de l’œuvre de Castelnuovo-Tedesco a eu lieu en 2008 aux éditions Ouï-dire et a donné naissance à un double CD : l’un en langue originale, l’autre en français. Les interprètes, Clément Riot à la voix et Miguel Angel Romero à la guitare, servent de façon très convaincante l’œuvre du compositeur italien adaptée de celle du poète espagnol : « grâce à leur interprétation subtile, soignée jusque dans les moindres détails, la communion entre musique et poésie devient nette, brillante, presque évidente. » (Id.) Un livret bilingue franco-espagnol vient avantageusement compléter le tout, avec une présentation de l’œuvre poétique par Jacques Issorel et une analyse musicologique d’Alicia Diaz de la Fuente.
Anne Lacroix, Université de Perpignan-Via Domitia. Les Langues néo-latines : publication trimestrielle, Association des professeurs d’espagnol, d’italien, de portugais et d’autres langues romanes, n°354, septembre 2010.

Disques/CD / J. R. Jiménez - M. Castelnuovo-Tedesco - Platero y yo

* Il était une fois un petit âne gris…
« Petit, velu, doux… mais avec des yeux durs comme le cristal noir. » C’est ainsi que l’Andalou Juan Ramón Jiménez, prix Nobel de Littérature en 1956, présente l’âne Platero. Il le fait dans un mémorable recueil de cent trente-huit poèmes en prose intitulé Platero y yo, le plus célèbre des récits du poète espagnol. Sous-titré Élégie andalouse, ce recueil décrit la vie et la mort de l’âne Platero, compagnon du poète, prétexte à une évocation de la vie andalouse, sa nature environnante, celle du village natal de Jiménez, Moguer. Platero est aussi l’emblème de l’âne andalou, méditerranéen, et au-delà, de l’animal domestique universel, à la fois outil de travail, moyen de transport mais aussi compagnon, ami et confident.

De ce vaste recueil le compositeur florentin Mario Castelnuovo-Tedesco, disparu en 1968, a extrait vingt-huit chapitres qu’il a mis en musique d’une manière particulière. Il a simplement associé à la voix parlée du narrateur une partition de guitare destinée à l’accompagner. Il s’agit ni plus ni moins que de revisiter la forme du mélodrame, tel qu’il fut pratiqué par les romantiques. Dans ce recueil, chaque texte poétique est soutenu par une partition de guitare très raffinée et évocatrice.
Il est vrai que Castelnuovo-Tedesco a toujours entretenu des relations étroites avec la poésie espagnole. Le commentaire musical qu’il a conçu pour ces émouvants poèmes colle véritablement aux atmosphères imaginées par Jiménez. Nostalgie, tendresse infinie, joies simples imprègnent ces pièces qui évoquent la vie quotidienne à Moguer, ainsi que les petites et grandes émotions qu’elle apporte.
L’éditeur a eu l’excellente idée de publier deux versions de ce double album. L’une correspond à la version originale, en espagnol, des poèmes de Jiménez, l’autre à sa traduction française, la partition de guitare et son exécution restant bien évidemment les mêmes dans les deux parutions. Miguel Angel Romero en assume l’intimisme et la poésie avec une musicalité admirable. Le texte, dans les deux versions, est habilement déclamé par Clément Riot dont la voix épouse la prosodie de la plus touchante façon, aussi bien en français qu’en espagnol. Tout cela s’écoute comme une tendre confidence. Serge Chauzy
ClassicToulouse

Un petit âne à mettre dans les souliers de noël « PLATERO Y YO »
Platero y yo est à l’origine un livre pour enfants, mais pas interdit aux adultes en raison de sa portée philosophique sous-jacente, sorti en 1914 de la plume de Juan Ramon Jimenéz (1881-1958, prix Nobel de littérature en 1956).
C’est une œuvre fraîche et sereine dans laquelle l’auteur met en scène une suite de tableaux ayant pour protagonistes le narrateur et son âne au fil des saisons, avec des moments heureux ou malheureux, dans le village andalou de Moguer (Huelva). Ce récit poétique, qui est un peu l’équivalent du « Petit Prince » de Saint-Exupéry, connut un immense succès dans la péninsule ibérique, à tel point que des générations d’enfants l’ont eu comme livre de lecture à l’école, mais plus largement dans le monde hispanique puisqu’il est très connut aussi en Amérique Latine et à Cuba.
En 1960, le compositeur italien Mario Castelnuovo-Tedesco décida de mettre en musique les plus beaux moments de « Platero y yo », soit 28 des 138 tableaux, dans un ensemble pour narrateur et guitare.
Pdf Courrier de Céret à télécharger {PDF} Le conteur Clément Riot, qui a vécu dans les années 80 à Céret, également compositeur de musique acousmatique, et le guitariste Miguel-Angel Romero (professeur de guitare classique à l’académie de musique de Morelia, diplômé du Conservatoire de Sevilla et du conservatoire de Perpignan) ont été séduits par cette alliance d’un texte sensible et d’une musique parfaitement adaptée à lui.
Ils ont commencé par proposer tous deux un Spectacle tout public en différentes versions (français, espagnol, catalan ou bilingue) qui peut être joué à peu près partout, l’âne Platero étant représenté par son « homologue » en paille. L’œuvre est donnée avec ou sans jeu de lumières, en acoustique ou sonorisée, avec des durées variables puisque un ou deux enfants du public peuvent tirer au sort un nombre X d’épisodes qu’ils vont chercher sous forme de cartes dans le bât de l’âne et qui seront remis dans leur ordre linéaire.
Nous souhaitons que beaucoup d’écoles, de mairies, d’associations donnent aux petits et aux grands l’opportunité d’assister à ce Spectacle si original et, en ces veilles de fêtes, nous vous suggérons une idée de cadeau qui sort vraiment des sentiers battus : l’album de Clément Riot (Voix) et Miguel-Angel Romero, qui constitue le premier enregistrement de l’œuvre intégrale, en double CD, l’un en version originale (castillane) l’autre en version française.
C’est vraiment une très jolie réalisation à offrir ou à s’offrir (distribution Harmonia Mundi : « Platero y yo : élégie andalouse pour narrateur et guitare » 2009).
Françoise Mazet Sitger, « Le Courrier de Céret », n°1664, 13 décembre 2010.
Terres Catalanes, n°63, Printemps 2011 MUSIQUE
A nos âmes d’enfants

En 1960 le compositeur italien Mario Castelnuovo-Tedesco décida de mettre en musique 28 chapitres parmi les plus beaux de Platero y yo, chef d’œuvre de son ami le poète gaditan Juan Ramon Jiménez (1881-1958, prix Nobel de littérature en 1956).
Platero est l’âne méditerranéen par excellence. Yo est le poète narrateur qui, enfant, dialogue avec son compagnon en une suite de 138 courts poèmes en prose, évoquant les saisons, la nature, la vie, bonheurs et malheurs petits et grands.
A l’origine livre pour enfants écrit en 1914, il devint livre de lectures scolaires dès 1920 et représente pour le monde hispanique ce que sont Le Petit Prince ou Pinocchio pour les Français ou les Italiens.
Le conteur Clément Riot et le guitariste Miguel-Angel Romero en présentent la première édition intégrale en langue originale et en français (2h pour chaque version) produite par un petit label courageux (Ouï-dire, distribution Harmonia Mundi). Un livret Bilingue fournit d’utiles éclairages du texte musical et de l’œuvre poétique grâce à la collaboration d’Alicia Diaz de la Fuente et de Jacques Issorel.
PLATERO Y YO : élégie andalouse pour narrateur et guitare. De Mario Castelnuovo-Tedesco et Juan Ramon Jiménez ; narrateur Clément Riot, guitare Miguel-Angel Romero ; Harmonia Mundi, 21,80 €.
Terres Catalanes : Pyrénées Roussillon Méditerranée, n°63, Printemps 2011

Rezo : le mag des francophones d'Espagne, n°3 mars/avril 2011

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*Le Travailleur Catalan, n°3338, 23 oct 2009 {PDF} Culture - Vendanges d’octobre à Alénya : Un final en apothéose. Voici donc achevées ces 9es Vendanges d’octobre.
Le 2e week-end s’intitulait « Balade mélodique ».

"En préambule à la Nuit blanche, [...] Un grand moment musical et poétique venait ensuite, avec « Platero y Yo ». L’œuvre fut écrite par le prix Nobel espagnol Juan Ramon Jimenez. Son ami, le compositeur italien Mario Castelnuovo Tedesco, composa vingt-huit morceaux pour la guitare, pour accompagner les plus beaux et significatifs chapitres de l’ouvrage. Clément Rio, musicien et conteur, et Miguel Angel Romero, compositeur et guitariste mexicain, professeur au conservatoire de Perpignan, ont fait deux disques avec ces vingt-huit épisodes, une édition en français, une autre en espagnol. Ce sont quelques-uns de ces épisodes qu’en compagnie d’une réplique en vannerie de l’âne Platero ils ont confiés à l’émotion du public, dans le décor approprié de la rotonde Ecoiffier. [...]" Yvette Lucas Le Travailleur catalan, n°3338, semaine du 23 au 29 octobre 2009.

« Des mots et des orgues » :

« la Licorne d'Hannibal » n°12, avril 2006 {PDF}

* “deux artistes sont entrés en résonance avec la cathédrale. [...] Grâce à la sensibilité des deux interprètes, à leur sens de la forme et de l’équilibre, la musique puissante et le pouvoir évocateur du texte ont construit une véritable cathédrale sonore à l’intérieur même de la cathédrale saint-Jean. [...] Le public, concentré sur les derniers échos de l’orgue, de la voix et du tambour d’aisselle, a hésité un moment avant d’applaudir, prolongeant ainsi cette méditation par un instant de silence”. La Croix du Midi, n°4625. Jeudi 20 déc 2001.

* “Senghor a attiré le public. L’église de Bagnols-sur-Cèze a accueilli des rangées de spectateurs intéressés par l’oeuvre de ce poète. La voix de Clément Riot, la dextérité de Jean-Pierre Baston ont fait le reste. Une oeuvre remarquable pour une création bagnolaise”. Le Midi libre, 2 décembre 2002.

* “Jean-Pierre Baston, organiste de la Cathédrale de Perpignan et le conteur Clément Riot ont rivalisé de talent, chacun dans son domaine avec une complémentarité parfaite dans cette musique sublime que seul peut mettre en valeur le son si particulier de l’orgue dans l’acoustique irréelle d’une église. Un concert financé avec l’aide de la Fondation Lacour". Le Dauphiné libéré, 10 novembre 2005.

*« En partenariat avec « Le goût de lire » et « Culture et orgue en Pays d’Apt » le Spectacle « des mots des orgues » a été présenté samedi 21 mai à la Cathédrale Sainte Anne, en présence du Père Aurard […] Clément Riot et Jean-Pierre Baston créant ensemble une œuvre unique et bouleversante » La Provence, éd Vaucluse, mardi 24 mai 2016.

* "A Apt, les artistes sont chez eux dans la cathédrale
[…] Toute musique sacrée est une musique profane. Toute musique profane est une musique sacrée si l’une et l’autre sont habitées par la qualité et l’émotion.
Le « Marché Musical »* d’Apt né de la restauration récente de l’orgue de la cathédrale s’est donné pour objectif cette ouverture culturelle. C’est ainsi que le 21 mai 2016, a été programmé le Spectacle « Des Mots et des Orgues » du conteur Clément Riot et de l’organiste Jean-Pierre Baston. Les prières de Paix de L.S . Senghor, des poèmes de M. Darwich et R. Alberti, la musique de A. Jolivet et des créations de A. Diaz de la Fuente et H. Luaces Feito se répondaient dans un flot de musiques et de paroles, créant une oeuvre unique et bouleversante.
Un formidable exemple d’une collaboration réussie entre sacré et profane pour toucher les coeurs et les âmes et faire grandir l’humain". Sophie Bois, organiste, Lucien Aurard, curé d ’Apt. Apt Amitié », été 2016, n°383, p 6 « Culture »
*Marché Musical : concert gratuit proposé par Culture et Orgues en Pays d’Apt tous les samedis 11 h, d’avril à octobre à la cathédrale.

- PAR Spectacle : ACOUSMATIQUE

- 

« Partance : Ballade acousmatique avec danse et photographie » :

Partance : critique "L'Indépendant" 23/02/2005 {PDF} “Tout est musique pour qui sait entendre”. Ces mots d’un célèbre musicien d’Afrique conviennent bien à la musique dee Clément Riot. La musique acousmatique fait feu de tout bois, organise les bruits et les sons, en fait un paysage sonore. Paysage de l’âme ? Oui, car l’art n’a de sens que marqué par l’humain. Musique, photo, danse : les goûts réunis en quelque sorte. L’Europe, l’Afrique, le mythe andalou... Partance, passerelle, voilà qui se ressemble. Un voyage à faire à nouveau, sans mode d’emploi : “parce qu’on ne connait pas le chemin”. L’Indépendant, mercredi 23 février 2005.

- 

« Daoumi : épopée acousmatique en 4 épisodes In Memoriam Louise Michel » :

Critique Daoumi, Vendanges d'Octobre, 2006, in "Le Travailleur catalan", à télécharger {JPEG}

“[...] à la fois déroutant et riche de sens. En tout cas poétique et d’expression libre [...]. Lucas Falchero.”. Monticule Musique, n°4, juin 2007.

Resmusica

“Commémoration à la façon « acousmatique » [...] la présente composition de Clément Riot emprunte certes clairement son énergie débordante à un parcours humain et politique hors du commun, tout en opérant le long des quatre mouvements par successions de fragments, petit objets sonores, séquences-jeux, intermèdes et incrustations... Toutes sortes d’origines sonores peuvent se mélanger : sons enregistrés dans la vie, dans la nature, dans la ville, pouvant provenir d’instruments traditionnels ou non, de synthétiseurs, de sources informatiques... L’œuvre acousmatique peut s’apparenter au travail du cinéaste où montage et mixage s’avèrent essentiels : On juxtapose, on détourne, on mélange, on filtre, on métamorphose les timbres... le mouvement est créé. Au total, Clément Riot parvient à quelque chose d’étonnant mais, aussi et surtout, d’épatant - les amateurs fidèles des créations radiophoniques proposées sur France-Culture ne s’y trompent pas -, ne serait-ce que pour cette mise en scène sonore d’un « ça va péter ! » (pl. 6 : la Commune de Paris) que certains perçoivent comme toujours, et plus que jamais, actuel. Œuvre foisonnante, variée, inattendue, virevoltante, chaotique, parfois cosmique et futuriste, cette Epopée acousmatique, n’est pas pour autant une musique savante, obscure, « narcissique », mais une création marquante de par son amplitude sonore ; ceci donnant une dimension quasi-lumineuse à l’ensemble, en tout cas dépaysante !”. Dany Sénéchaud, ResMusica, 2 juilet 2007. Daoumi : commemoration-a-la-facon-acousmatique

* “C. Riot, utilisant entre autres des extraits sonores de la pièce de Pierre Bouchet Viande crue à White Chapel, […] y joint, dans une juxtaposition originale et étudiée, de nombreux autres sons évocateurs. […] Il parvient ainsi à créer une émotion, encore plus perceptible lors du concert auquel j’ai pu assister et qui réunissait un public varié. […] avec ses longs et émouvants passages évoquant l’œuvre pédagogique, la Commune, le séjour en Nouvelle-Calédonie, avec ses allusions aux luttes contemporaines, cette épopée fait surgir, par son amplitude sonore, l’espérance de celles à venir…”. A. Thévenet, Réfractions, n°19, hiver 2007-2008.

- Radio Grenouille : http://www.grenouille888.org , suite à la diffusion radiophonique de "Daoumi" le 30 avril 2010, une écoute intégrale est possible à partir du nénuphar "Ecoute à la carte" : http://www.grenouille888.org


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