Samedi, la révolution
Une histoire d’amour et de révolution

Alger, veille du cinquième samedi de manifestation. L’urgence d’être enfin à l’heure au rendez-vous de l’Histoire. Kamel, Kader et Fatima font le récit de leur vie. Trois destins pressés d’en finir.

Kamel quitte sa prison refuge de Rotterdam, pressé de rentrer au pays pour assister au grand match de l’état contre le peuple.

Kader avec ses cigarettes de contrebande sous les bras, clandestin des cybers, bloggeur fou recherché par la police et la presse, s’active à soulever les foules.

Fatima ne peut pas reculer, elle n’a rien à perdre : amoureuse en secret du bloggeur fou, elle devient une meneuse de la cause des femmes.


Bande-annonce du Spectacle :


Texte Arezki Mellal | Mise en scène Rachid Akbal | Avec Kamel Abdelli, Rachid Akbal, Souhade Temimi | Univers sonore : Margarida Guia en collaboration avec Clément Roussillat | Scénographie : Blandine Vieillot | Lumières : Hervé Bontemps | Production Cie Le Temps de Vivre | Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication (DGCA) dans le cadre du compagnonnage avec un auteur | Le texte a reçu l’Aide à la création du Centre national du Théâtre | Création 2013 | Les informations de source radiophonique présentes dans le Spectacle relèvent des choix de mise en scène et engagent uniquement la Compagnie Le Temps de Vivre | Crédit photo : Blandine Vieillot

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La presse en parle...

Au fil de la pièce, les récits s’entrelacent sans que jamais les trois personnages ne se rencontrent. La scène, partagée entre la cellule de Kamel, la rue et un cyber café, délimite des espaces-temps différents. "C’est la théorie des mondes parallèles. Chacun dans son univers pense à l’autre, parfois en même temps, sans le savoir", explique l’énergique Rachid Akbal qui interprète également le rôle de Kamel.

Dans la ligne de ce que le metteur en scène appelle le "théâtre du dire", qui se veut plus narratif et où les comédiens prennent le public à témoin, les trois personnages racontent le "dégoûtage" des "hitistes", la persistance d’une classe politique corrompue alors que Fatima s’élève plus particulièrement contre la société patriarcale. Grâce à une bande-son réalisée par Margariga Guia et un jeu de lumière imaginé par Hervé Bontemps, le spectateur est tantôt embarqué au milieu d’une foule scandant des slogans, tantôt le bruit des talons d’une femme seule le transporte dans une ruelle sombre.

Samedi, la révolution vibre du ras-le-bol d’une jeunesse pour qui les 50 ans d’indépendance n’ont répondu à aucune de ses aspirations, ni personnelles ni en tant que groupe.

Carole Dieterich
Africultures, février 2013
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