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Chronique du temps qui passe - Edito de mai 2017

Il fait beau, je suis à Marseille, le vent chasse les nuages. Et pourtant hier, en arrivant à la gare Saint-Charles, il pleuvait des cordes, le froid et la tristesse s’abattaient sur les visages et les corps meurtris des parisiens en quête de lumière et de chaleur ; pour ceux qui ne le savent pas encore le siège social d’ENGIE se trouve à Marseille. Pauvres naufragés des week-end de mai, venus se réfugier à Marseille pour échapper à la pression des élections, floués par la météo parisienne, qui attribue au soleil toute les vertus.

Le bonheur pour la météo parisienne c’est le soleil, et ça se résume à : le soleil fait tout, le soleil t’allume des feux de joie dans le cœur, et le bonheur ce n’est pas la pluie qu’on se le dise.
Et moi qui venait juste de finir un article du Monde sur la sécheresse qui sévit en Somalie et dans le Nordeste brésilien, je peux vous dire que dans le Sud on dit « La pluie c’est la vie ». Et c’est ce que criaient des paysans somaliens sortis d’où on ne sait où à la gare Saint-Charles, de mon imagination c’est certain, bloquant le départ du Ouigo à destination de Marne-la-Vallée, pour les autres, ceux qui cherchent le bonheur chez Mickey.

La sécheresse sévit en Somalie. Les paysans somaliens ont perdu leur savoir-faire, en fuyant la guerre, ils ont laissé derrière eux les graines qu’ils avaient cultivées depuis des années et qui s’étaient adaptées à ces terres arides. A leur retour, ils ont tout perdu, alors on leur a envoyé des semences inadaptées.

Maintenant il leur faut retrouver ces anciennes graines somaliennes et leur savoir-faire.
Mais la terre est épuisée par les sécheresses successives, érodée par les mauvaises pratiques et la déforestation. Pour survivre, ils ont coupé les arbres pour vendre du charbon de bois. Le manque de couverture végétale érode la terre, et même s’il pleut, la terre n’est plus en capacité de boire.

Mes doigts glissent sur le clavier, dans les isoloirs des doigts n’hésitent plus et d’autres glissent leur bulletin avec un air contrit. Le ciel de Marseille est bleu, mais la ville est sale d’immondices. Demain il faudra se retrousser les manches. Il va falloir nettoyer la ville de nos déchets, il va falloir retrouver nos graines pour planter des idées, des rêves…

Je ne peux pas terminer sur une note aussi pessimiste. Ce n’est pas possible. Le vent souffle, l’air est respirable, ah ! C’est un signe. Ce n’est pas la rose, qui comme un 10 mai 81 parfuma la France, ce n’est pas encore pour le peuple le temps des cerises. Il faut garder l’espoir chevillé au cœur, les graines feront revenir le temps des lilas, n’est-ce pas Barbara ?

Le vent souffle fort, il transporte les nuages vers le sud lointain, et s’il pleut là-bas se sera déjà bien…

Le Temps de Vivre

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